Automobile : les ventes de voitures neuves en France ont chuté de 5% en 2025
Publié le 5.1.2026 à 21:01, modifié le 5.1.2026 à 21:01

Pour la deuxième année consécutive, le marché automobile neuf est en repli en France, à 1,63 million en 2025. Seules les motorisations électriques ont réussi à tirer leur épingle du jeu, portant leur part de marché à 25%.
>> L’été indien du marché automobile tricolore n’a pas fait long feu. En décembre, les ventes de voitures particulières neuves (VPN) sont reparties à la baisse. Elles ont chuté de 5,8% sur un an, à 172.927 unités, selon AAA Data.
>> Au total, les immatriculations neuves reculent de 5% en 2025, à 1.632.151 unités. Le marché automobile neuf avait déjà perdu 3,2% en 2024. Les volumes sont plus de 26% inférieurs à ce qu’ils étaient en 2019, avant la crise sanitaire.
>> Le repli en décembre concerne tous les types de motorisation à l’exception de l’électrique, dont les immatriculations neuves bondissent de 42,5%. La part de marché des VPN 100% électriques atteint 24,4% en décembre. Sur l’ensemble de l’année, ce segment affiche une croissance de 12,5% et représente 20% des ventes totales, après 16,9% en 2024.
Les ventes de véhicules hybrides représentent 50% du marché automobile en 2025
>> Les modèles hybrides ont constitué l’autre facteur de soutien du marché automobile français en 2025, surtout sur la première partie de l’année. Ce segment, devenu majoritaire au cours de l’année 2024, représente désormais une immatriculation neuve sur deux. Il a perdu un peu de force en fin d’année avec le regain d’intérêt pour l’électrique. En décembre, les immatriculations de modèles hybrides ont reculé de 6,7% mais elles sont en croissance de 13,9% sur l’ensemble de 2025.
>> La désaffection pour les motorisations thermiques a continué en 2025. Elle a même accéléré pour les moteurs à essence. Les ventes de VPN essence ont chuté de 32% en 2025 et celles au diesel de 36,5%. Les 100% thermiques ne représentent plus qu’un quart du marché neuf en 2025.
Citroën reste en croissance
>> Renault, Peugeot et Dacia, le trio de tête du secteur automobile en France est identique à 2024. Ces trois marques enregistrent un repli annuel de leurs ventes entre 3,9 et 5,8% (voir le tableau). Leur part de marché est stable sur un an.
>> Citroën, au 4e rang, se distingue avec une croissance de ses immatriculations de 3,6% sur l’année. La marque aux chevrons voit sa part de marché progresser de 6,5 à 7,1%.
Le top 5 du marché automobile français en 2025
| Marque | Immatriculations | Evolution annuelle | Part de marché |
|---|---|---|---|
| Renault | 261 084 | -5,8% | 16,0% |
| Peugeot | 221 000 | -5,0% | 13,5% |
| Dacia | 139 305 | -3,9% | 8,5% |
| Citroën | 115 575 | 3,6% | 7,1% |
| Volkswagen | 110 960 | -10,5% | 6,8% |
Et la suite ? AAA Data prévoit 1,62 million d’immatriculations de VPN en France en 2026. “Dans un contexte de croissance économique modérée, le marché devrait rester proche des niveaux de 2025 avant de retrouver davantage de dynamisme à partir de 2027”, explique le spécialiste des données du secteur auto. Ce scénario intègre les effets de la récente décision de la Commission européenne de repousser l’interdiction des voitures thermiques en 2035. Ce report “pourrait (…) soutenir les ventes, en favorisant la demande de modèles thermiques dans les segments populaires et intermédiaires”. Concernant les modèles électriques, AAA Data anticipe une augmentation de la part de marché à 25% en 2026, “grâce à un développement de l’offre et une diminution d’écart de prix par rapport aux voitures thermiques”.
Pour compléter : Visualisez la flambée, puis l’essoufflement des ventes de Tesla en France
